(Album) Meek Mill – Dreams & Nightmares

Vous connaissez forcément Meek Mill, jeune artiste de Philadelphie, agé de 25 ans, ayant beaucoup fait parlé de lui, il sort enfin son premier album solo « Dreams & Nightmares », malgré qu’il ne soit pas assez mis en avant, cet album est resté attendu, c’est donc à mon tour de faire la chronique de ce projet ! (Lien pour télécharger l’album à la fin/ Pris en compte dans la chronique de la version deluxe, bien que le lien ne propose que la version normale.)

Pour les retardataires, Meek, c’est le petit dont tout le monde parle, bourré de talent, il kicke comme un grand, son flow et ses textes sont emplit de rage, et la plupart de ses porjets sont de bonnes factures. Mais, après une signature chez la Maybach Music de Rick Ross on sent que l’eau à coulé sous les ponts. Après une flopée de mixtape : la série des Flamers, The Real Me, Mr Philadelphia on sent bien que l’argent l’a quelque peu changé. Malgré que le premier Dreamchaser (Mixtape ultra-populaire) soit de haut niveau, la suite (DC 2) comporte moins d’émotion, plus de featurings mielleux
, des instrus’ répétitives et rapidement lassantes. On peut donc se demander que vaut vraiment son album ? Est-il retourner au source ou a-t-il continué sur la voix de la facilité ? Réponse maintenant  ! (Les avis exprimés dans cette chroniques sont propres à moi et mes attentes.)

Coté visuel, une pochette assez sobre, sans le visage de l’artiste, qui ne marquera sans doute pas les esprits. On y voit une montre en or représentant le coté « Dreams » de l’album, montrant le fait que sa vie est maintenant plus « joyeuse » et surtout que son compte en banque soit plein ; ensuite, une menotte , elle aussi en or, cette fois-ci pour sa vie antérieure, de « gangsta », montrant le chemin parcourut pour arriver à cette richesse tant espérer.

Comme tout album qui se respecte, on a le droit à une intro’, ayant pour même titre que l’album « Dreams & Nightmares » produit par Tone The Beat Bully. Démarrant par une partie au piano, calme, voire mélancolique, pour le coté Dreams. Le coté cauchemars apparaît par une courte transition avec le Maybach Music pour laisser place à prod’ hardcore, où Meek reprend sa place de Kickeur jusqu’au bout des 4 minutes de chanson. En somme, une introduction réussit, qui donne envie d’en écouter plus.

Hélas, la déception commence, avec « In God We Trust ». Oui, certes  la chanson est bien, la prod’ de Black Metaphor glisse, mais c’est déjà vu 1000 fois, surtout de la part de Meek Mill, il crie tout le long, en crachant des rimes énervées  sympa un temps mais bon, pour moi s’en est assez, next !

On continue dans la descente au enfer avec « Young & Gettin’ It », chanson étant censé être le « hit » propulsant l’album. Mais qu’est-ce que c’est que ce bordel ?! Les premières secondes sont INAUDIBLES, la prod’ de Jahlil Beats (pourtant bon) est passable, le refrain  de Kirko Bangz fait mal au crane, et l’auto-tune de Meek Mill est vraiment mal venu. Oui sa ravira beaucoup de monde, mais objectivement, c’est nul.

Bon, avec « Traumatized » on écoute enfin du bon son. L’instru’ de Boi-1 Da est magnifique, une ballade au piano, quasi instrumentale avec très de bass ou autres, permet au rappeur dont montrer son talent et son passé sur une prod’ triste mais pour un résultat à la hauteur de mes éspérances, malgrés que ce ne soit pas la première fois qu’il le fait. Très bonne prestation !

« Believe It » est LA chanson lourde hardcore de l’album. Inspiré par Black Magic avec le duo Ross/Mill, avec la prod’ de Young Shun aussi banale qu’efficace, avec un refrain entêtant, la rage de Meek pour le couplet ainsi que le flow de Rozay pour le deuxième, de quoi ravir les amateurs du genre, y compris moi.

On continue sur la bonne voix avec « Maybach Curtains » et les gros featurings de John Legend pour un refrain chanté, Nas pour une belle démonstration de Hip-Hop et Rick Ross pour, euh, complété le reste on va dire ; Mill quant à lui s’efface un peu derrière les autres avec un s’essoufflant sur certaines phases, bonne voire très bonne pioche cependant ! On retiendra aussi la très belle production de Dj Infamous et The Agency.

Dommage que sa ne soit que de courte durée, « Amen » nous ramène dans le mauvais chemin. Mais pourquoi les gens ont aimés ce truc ? Une dizaine de note de piano (d’ailleurs trop présent sur l’ensemble des prod’ de l’album) et des bass pour faire un hit, Kev Wayne et Jahlil ne se sont vraiment pas foulés à faire sa. Dommage, c’est âpre, répétitifs à casser la tête, à laisser tomber vite et bien fait ! Au-revoir.

Il continue sur la facilité avec « Young Kings », avec un instru’ de Lee Major déjà entendu trop de fois chez la MMG, toujours le même style, surtout que comparé aux autres de même style, elle est très minimaliste. Quant à la prestation de Mill c’est pas mal mais sa casse pas des briques. Pourtant, j’aime ce genre de chanson, j’aurais pu l’écouter en boucle, mais il manque vraiment de l’émotion, trop brouillon à mon gout.

On touche maintenant à LA chanson « love » de l’album : « Lay Up » qui aurait du être à mon gout le hit, car franchement pour une chanson censé être mit en boucle partout, elle aurait été parfaite. La production de Kane Beatz et Ashanti Floyd est vraiment au dessus des instru’ lourdingue qu’on peut entendre en ce moment. Meek est accompagné par Lloyd pour le refrain ainsi qu’un petit couplet, Rick Ross qui lui, passe bien, mais un autre rappeur aurait été le bienvenue et Wale, le gars qu’on appelle toujours pour les sons doux, fait un bon couplet. Enfin, bonne trouvaille, qui ravira les demoiselles !

Encore une chanson triste avec « Tony Story Pt. 2 » beaucoup moins énergique que la partie, avec une prod’ au piano (encore une fois) de Boi-1 Da, bien, mais trop similaire à  » Traumatized ». Le bonhomme nous raconte encore une fois sa vie antérieure à travers une histoire, pour le coté « Nightmares » de l’album. Bon truc, mais déjà entendu sur l’album.

« Who Your Around » aurait du/pu être le second « hit » de l’album, étant donné la collaboration avec Mary J. Blige, le son aurait pu acquérir une forte notoriété. L’instru’ une fois de plus composé de piano, Tommy Brown et Travis Sayle, passe bien, sans rendre fou pour autant. Le flow de Meek, énèrvé comme d’habitude, mais assez calme pour la prod’ lui colle parfaitement. Un petit truc manque à la chanson, sans sa, elle aurait pu être LE son de l’album, dommage.

Et encore ce putain de piano pour « Polo & Shell Tops », le gamin est vraiment en manque d’inspiration, c’est quasiment la même que « Tony Story Pt. 2 » et « Traumatized ». Si il n’y aurait pas eut les autres musiques, elle aurait surement attiré mon attention malgrès que l’instru’ de Cardiak est pas très différent de ce qu’il fait d’habitude. Suivante !

Encore un autre hit possible est « Rich & Famous » avec enfin une bonne production (mais déjà vu) de Jahlil Beats. La chanson passe toute seule, même si on connait déjà beaucoup trop ce genre de musique, elle est sympa, malgré aussi le fait que Meek pose un flow trop entendu et que le refrain auto-tuné saoule vite. Sans plus.

« Real Niggas Come First », l’outro supposé de l’album, une instru’ brouillon de Kenoe et Travis Sayles qui fait mal à la tête, une chanson banale chez la MMG, rien à dire de plus.

On commence la Deluxe Edition avec « Burn » à la base sur Dreamchasers 2 (donc il fait de la récupération, cool) et encore avant sur la mixtape Consignment de Jadakiss (Paper Tags : http://www.youtube.com/watch?v=MOI72deEJhY). L’instru’ de Jahlil (ENCORE) est juste légèrement modifiée. C’est clair, Meek kicke à fond, et Big Sean aussi, c’est sur, ils font de bonne préstation, mais quand on a écouté la version de Jada, Wale, French Montana et Styles P avant, on peut pas aimer celle là. Dommage, fallait pas compter sur ta notoriété Meek ! Je mets quand même le lien : http://www.youtube.com/watch?v=dA3Bxc3A5hA

On finit la totalité de l’album avec « Freak Show » qui contre toute attente ma vraiment plu. L’instru de The Renegades et la thématique du son est fortement inspiré de « Slob On My Knobs » (http://www.youtube.com/watch?v=zI9VSvxY3Ho) de la Three Six Mafia. Malgré cela, on se tripe à bouger la tête sur des paroles assez porno’, un refrain entêtant de Sam Sneak et un couplet plutot marrant de 2 Chainz. Mill lui, fait son truc, et vraiment là, son flow fait plaisir, dommage que ce son ne se trouve pas sur la version normale. Vraiment bon. Le lien : http://www.youtube.com/watch?v=x45m1QqYpBA

On touche à la fin de cette chronique, on va retenir en conclusion que le premier album de Meek Mill est vraiment très brouillon, que son flow de kickeur et sa voix criardre ne tiennent pas tout le long d’un album (seulement 14 titres, pas top pour la plupart). Il y a forcément des sons qui vont nous faire plaisir, peut importe les goûts  mais sur l’ensemble, l’album est plus que moyen. Vu le potentiel de Meek, on aurait pu s’attendre à vraiment un gros truc, mais quand on voit les récentes et dernières sorties MMG, on comprend, tout est moyens, vu et revu, nul quoi. Un mot pour qualifier cet album : dommage !

Lien du téléchargement : http://www21.zippyshare.com/v/79826981/file.html