(Album) T.I – Trouble Man : Heavy Is The Head

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T.I, 32 ans, rappeur avec huit albums, deux EP, huit mixtapes, acteur ayant joué dans quatres bon films, des aides communautaires, le « King Of South ».  J’ai mis du temps à l’apprécier, va savoir pourquoi, il a marqué les mémoires de tout le monde, autant pour ses hits « What You Know » « Whatever You Like » et j’en passe, que pour son coté gangsta, allé-retour intempestif en prison renforce sa cote auprès des gangsta et sa street-credibility. Que du bon pour lui alors ? Et bien pas autant que ça. Je m’explique après des bons premiers albums, il côtoie les sommets avec « King » et reste au top avec « Paper Trail », mais après, il dégringole, quelque hits propulseurs, c’est tout, sa ne tient pas debout, sa rentre dans la lignée de « T.I vs T.I.P » et c’est moins bon ! Replaçons les choses dans leurs contextes, après deux albums mitigés, le King nous délivre son dernière album « Trouble Man : Heavy Is The Head », alors qu’en est-il ? La réponse maintenant :

Album consistant, 16 tracks, 5 de plus si l’on compte les bonus, et sur le papier un bon nombre d’invités : Meek Mill, A$AP Rocky, Wayne, André 3000, Cee-lo, Pink (et oui), Akon et R.Kelly. Du bon, du moins bon, que des artistes en vogue, c’est dommage, et des artistes qu’on préférerait ne plus voir. Qui est dérrière les consoles ? Cardiak, T-Minus, Lil-C, Pharell, Dj Toomp, Jazze Pha entres autres, là, it’s all good ! Coté visuel, sa fait penser à un film, référence western même, et on retrouve cet aspect à travers les débuts des chansons, très mises en scène. Bon après cette petite introduction, place au(Les avis exprimés sont propre à moi et mes gouts, cela peut différer selon les personnes. J’essaye néanmoins de resté objectif.) :

« The Introduction », comme son nom l’indique, démarre l’album, avec deux prod’ différente de K Tracks, TBHITS et Travis Sayles, l’une accent religieux « Hallelujah » en boucle, assez banale, j’ai failli passé à la suivante. Une petite transition et c’est partie par un autre instru’ plus speed, où T.I reprend son flow habituel et m’a fait kiffé jusqu’à la fin. En somme cet album commence plutôt bien !

« G Season » avait été leaké un peu avant la sortie, je n’avais pas accroché  mais lors de ma seconde écoute, elle passe bien ! La prod’ efficace de Cardiak met l’eau à la bouche dès le début, T.I vient y apporté son savoir-faire et le tout est couronné par la présence de Meek Mill, kickeur invétéré, saoulant à la longue certes, mais parfait pour ce son. Et voilà, le contrat est remplit, encore une bonne track.

Je n’ai pas compris pourquoi tout le monde avait flashé sur « Trap Back Jumpin » or que, en Trap, il y a beaucoup mieux en ce moment ! L’instru’ de Dj Toomp est vraiment lassante, rien de transcendant, de plus, T.I pose pourtant un bon flow mais qui s’éssoufle par moment, je n’ai pas trouvé la track à la hauteur de se réputation.

A$AP Rocky est partout jusqu’à l’album du roi du sud, sur « Wilside », qui n’est pas une franche réussite. Une petite introduction parlé, mit en scène, pour accouché d’un beat de No I.D bon, mais vraiment pas de quoi halluciné, pour entendre le même flow que la track précédente du emcee. Seul la prestation de Rocky m’a fait relevé le nez, c’est aussi son flow habituel mais c’est toujours un plaisir de l’entendre. Track mitigé.

Deuxième single qui est « Ball », ça j’ai aimé tout de suite, vraiment de quoi faire un hit, une prod’ assez épurée mais éffiacae de Rico Love fait largement l’affaire. T.I est vraiment dessus, speed comme le beat, tout concorde, même le refrain, où l’on se prendra à bouger la tête en chantant les paroles en finissant par hurler « BALL ». Juste Wayne gâche tout, dommage sa aurait pu être parfait. Très bonne track cependant !

C’est la grande mode en ce moment dans le rap des faire des longues chansons, encore une preuve avec « Sorry », qui dure près de 6 minutes. En featuring avec Andre 3000 habitué des longues tracks et qui, d’ailleurs, pose une très bon couplet, sur une prod’ de Jazze Phe que je trouve assez minimaliste, une odeur de déjà vu. T.I lui assure le strict minimum mais est à la ramasse derrière 3000, try again. Le refrain quant à lui, comment dire, inutile, la fille s’égosille et s’entête à nous cassé les oreilles, je ne lui ai vraiment pas trouvé une belle voix. Bof bof.

Encore une petite mis en scène sur « Can Your Learn » avant de débouché sur la voix de R.Kelly, qui assure aussi le refrain, dont je ne suis pas très fan, mais faut avoué qu’il a une belle voix, lui. La prod’ de DJ Montay est pas extraordinaire mais fait son travail, T.I aussi. Un peu léger mais bon.

Le single de l’album « Go Get It » est le premier extrait et également ma chanson préférée de l’album. Il n’y a franchement rien à redire dessus, l’instru’ de T-Minus accent Trap est vraiment originale et éfficace, j’ai accroché, T.I fait le taf à l’ancienne, assurant de A à Z en passant aussi par le refrain, un vrai morceau Dirty South comme il en manque, le King est là !

Le prochain morceau « Gun’s & Roses » a pour invité Pink, oui, la chanteuse de rock. C’est pas que je l’apprécie pas, j’écoute pas, mais bon c’est un featuring un peu douteux comme Eminem et Rihanna. L’instru’ de T-Minus est vraiment pas mal, T.I est aussi bon dessus, mais le featuring, non, pas pour moi !

Une autre bonne surprise avec « The Way We Ride » ambiance screwed up, H-Town, pour ce son ambiance grosse caisse et énorme jantes sur un beat bien lent de 1500 Or Nothin’. Rien d’autre à dire, sa roule et c’est fait exprès, très bonne track !

« Cruisin » un autre son plutôt banal, un instru’ de Lil C déjà vu mainte fois, rien de surprenant. Un son vraiment lassant en raison d’aucun originalité, NEXT !

Troisième et dernière prod’ de T-Minus pour « Adresses » ou T.I règle ses comptes, flow énervé à l’appuie. Mais c’est toujours une impression de déjà vu, pour ma part du moins, j’ai vu pas mal de personne de gens halluciner sur ce son, mais j’attend mieux de la part de T.I, surtout des beats moins ressemblant.

Voilà une production qui fait plaisir à entendre, celle de « Hello », c’est détendu mais pas lourd, des sonorités assez dans la tendance mais l’ensemble rend vraiment bien, merci Pharell, comme d’habitude. Cee-Lo Green est de la partie mais juste pour le refrain, un couplet aurait pu être pas mal mais bon, cela nous permet d’entendre T.I en forme avec un flow dans l’ambiance de la chanson, sa voix passe toujours aussi bien sur ce genre de beat.

T.I fait beaucoup dans les prod’ Trap dans cet album comme en témoigne cet album, avec celle de DJ Tomp sur « Who Want Some ». Les voix féminines rend l’instrumentale plus originale que les autres, moins lassant que sur Adresses, bien que le King y place toujours son flow énervé, faut bien varier les ambiances, bonne pioche !

Même remarque que sur Guns And Roses, le featuring n’a pas sa place, Akon devrait se taire parfois, son temps est finit ! Une prod’ de Sanchez Holmes similaire à la chanson citée au début, bien, accent rock, mais de quoi faire le plus mariage entre les deux styles de musique. « Wonderful Life » n’a rien de merveilleux, bien que T.I pose bien. Bof bof…

Une autre connotation religieuse avec « Hallelujah », pour conclure cet album. Un instru’ assez mélancolique de Planet IV, et une bonne prestation du emcee, ça passe, mais c’est toujours pas ma tasse de thé.

J’attaque maintenant les bonus avec « Love This Life », qui aurait du vraiment être dans l’album, étant donné la qualité de ce morceau. Le beat de 1500 Or Nothin donne le sourire, la mélodie est bonne, le résultat aussi, et ne lasse pas, c’est une bonne chose pour ces types de chansons. T.I navigue à travers la musique et son flow est vraiment de bonne facture, avec en prime un refrain sympa’ comme il sait les faire. Vraiment bonne track.

Les bonus réservent des tueries, « Like That » en est la preuve. C’était si il me semble, le morceau anoncant le retour de T.I, est quel retour ! En grande pompe avec un beat énèrvé de Lil C, assez technique et au couleur sudiste, il avait tout pour nous ravir, en y rajoutant bien sur, une prestation parfaite du emcee ! It’s all good !

Je crois vraiment que le choix des sons pour l’album a été mal fait, encore une preuve avec « Live On Tonight » et la magnifique voix de Victoria Monnet,qui aurait du remplacé d’autre artiste féminin dans cet album ! Même l’instru’ de Tommy Brown et Travys Sayles est de très bonne qualité, vraiment original, pourquoi ce son n’est-il pas sur l’édition normale de l’album ? Mince alors.

Bien sur le seul son Trap vraiment au dessus du lot est dans les bonus. « Parlay » en featuring avec les nouveaux petits protégés de T.I, D.O.P.E, est simple d’accès, prod’ de Chuck Diesel, mais la prestations des emcees rend le truc consistant et qui aurait mérité une place dans l’album hors des bonus, vraiment !

Dernier morceau, bonus comprit. « Check This, Dig That » en feat’ avec Trae Tha Truth, est un bon bonus, un peu léger pour un album étant donné que le beat de Sanchez Holmes est vraiment banal. D’un autre coté, les rappeurs posent bien, mais le morceau n’a pas de quoi captivé réellement l’auditeur.

Voilà, la chronique est finit, c’est l’heure de la conclusion, qu’ai-je retenus de cet album ? Bien, c’est bon, mais juste bon, est très franchement en dessous du niveau de T.I. Un projet très brouillon, où il est aurait passé beaucoup plus de temps, surtout au niveau du choix des prod’, au niveau flow et lyrics c’est toujours bon, un arrière gout similaire à celui d’un TM 103 de Jeezy, bon mais trop brouillon. Les bonus ensuite, parlons-en, pour ma part ils avaient leurs place dans l’album, sincèrement  et beaucoup plus que certains morceaux bateaux trop entendu durant l’écoute ! Je n’ai pas compris son choix au niveau de la sélection des tracks. Les fans du rappeur y trouveront forcément leurs comptes, quant aux autres, une autre histoire, c’est du réchauffé, ni plus ni moins, pourtant on sait que T.I est toujours en forme, autant qu’au début de sa carrière, vraiment dommage, c’est un album en somme, plutôt bâclé.