(Album) French Montana – Excuse My French

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Cela fait un certains temps maintenant que French Montana a explosé au grand public, notamment depuis sa signature avec Diddy sur Bad Boy Records, l’affiliation avec la MMG et un peu avant chez Konvicted de Akon, qui, en tout somme n’était pas des très bonnes choses. Rappelez vous l’époque où tout le monde avait foie en lui, car, il fallait l’admettre, avec son style atypique, notamment du à son flow très lent, et son univers mafieux remplit de cocaine, d’arme et de rap, il y avait de quoi. Avant de faire le grand plongeon et de sortir un album, il avait desservit les auditeurs avec une dizaine de ‘tapes de qualités, faisant souvent équipe avec son acolyte Max B, ou encore Juicy J Project Pat, et bien sur, le beatmaker Harry Fraud, pour nous donner des morceaux vraiment bons. Aujourd’hui, attardons-nous sur Excuse My French :

La première chose m’ayant vraiment déçu de sa part est son orientation quant aux choix de ses instrumentaux, passant de sonorités New-Yorkaise, et l’osmose avec Harry Fraud, n’apparaissant même pas ici, à des choses trop banales : Trap Music, sonorité sudiste de moins en moins bonnes. Alors forcement, son flow lent devient de plus en plus lassant et ses lyrics de pire en pire, sans doute du à la facilité quant à faire de l’argent grâce à la musique plutôt que de rester pleinement dans son délire. Mes appréhensions resurgirent lors de la première écoute, l’accent Trap est très prononcé, une grosse moitié des morceaux n’ont plus l’ancienne couleur qu’avaient l’ancien French, et c’est bien dommage.

« L’intro’  » sonnait pourtant bien, Once In Awhile, avec Max B est la bonne surprise (sur l’album), qu’il aurait fallut perpétuer sur sa quasi-totalité, pour avoir la qualité désiré, mais le rappeur, ou plutôt le label n’avait pas la même idée en tête. Du coup, on se retrouve avec une liste de featuring totalement fossé, et c’est ce qui, en partit plombe le projet : Rick Ross, Birdman, Diddy, DJ Khaled, Drake Lil Wayne, Nicki Minaj, Ne-Yo, n’auraient vraiment pas du être de la partie, quand on connait le « vrai » Montana, on sait que ces handicapés n’ont rien à faire avec lui. Résultat, on peut déjà virer beaucoup de morceau inutile : Trap House, prod’ habituel de Jahlil Beats, qui aurait pu passer en mixtape ; Pop That produit par Lee On The Beats, et Freaks par Rico Love et Earl & E, donnés en tant que single et qui n’ont rien d’innovant, à jeter, mis à part pour entendre Nicki avec un flow « bad girl » ; Marble Floors par Mike Will et Ocho Cinco produit par Young Chop, remarque similaire, même dans une mixtape écouter ça relève de la torture. Puis, il y a des morceaux que l’on écoute une fois, en voiture, mais n’ayant pas leurs place dans un album comme Aint Worried By Nuthin et Bust It Open, qui nécessite la prise de Doliprane après écoute : un refrain ultra-répétitif, à l’image des instru’ (produit pas Rico Love et The Arsenals), le French Montana qui tombe dans la facilité illustré ici de façon parfaite. Drink Freely détend après tout ça, mais la voix de Rico Love, ressemblant d’ailleurs trop à celle de Ne-Yo auraient pu être remplacé par quelqu’un d’autre, un morceau également moyen comme tout ceux cités ; dans le même style, après pas mal de monde, il fait lui aussi un feat’ avec The Weeknd (que fais-tu ici ?!) pour The Gifted, oui, c’est sur, c’est une collaboration peu courante, mais c’est vraiment pas top. Bien que je trouve le fait de faire tourner ses associés des Coke Boys, Chinx Drug ici, Throw It In The Bag est vraiment trop banal pour avoir sa place sur un album, la prod’ de Bos est trop moyenne, trop passe-partout.

Bon j’arrête de cracher dessus un peu, il y a quand même de bonne chose dedans. Paranoid, un feat’ certes pas transcendant, mais permettant de (re)découvrir quelqu’un de nouveau, et ça passe mieux que les autres (feat’), Young Chop fait le taf, ce n’est pas le morceau de l’année mais pas mauvais non plus. Puis il y a When I Want, le seul morceau « hardcore/Trap » ayant lieu d’être, Danny Boy Styles, sort vraiment une production lourde, la seule à dans ce style à retenir, le flow de Montana s’accorde bien avec. Un autre single était Fuck What Happens Tonigh, et si l’on enlève la voix de Khaled, la combinaison Montana, Mavado, Ace Hood, Snoop et Scarface, à sa place sur les charts et dans les clubs, surtout que la prod’ de The Beat Bully est bien. Bien que je n’aime pas Jeremih, il m’a tellement surpris à kicker comme ça, sur Ballin Out une des meilleurs prod’ de l’album (par Cardiak), que je ne pouvais qu’aimer ce morceau, bien que Diddy soit en trop. I Told Em’ est également un morceau à garder, J Oliver, avec sa production, transporte l’auditeur vraiment très loin, accompagné par la nonchalance du rappeur, forme un cocktail qui à le mérite d’être sur le projet. Bien We Go Where Ever We Want, mérite d’être sur l’album, la prod’ accent plus hip-hop (par Vinilz) que les autres est vraiment bonne, et Raekwon sur un morceau c’est toujours bon à entendre, mais qu’est-ce que fais Ne-Yo ici ? Vraiment, c’est quoi ce bordel ?

Alors oui, je ne mentionne qu’à la fin 40 et If I Die car les mettre en édition Deluxe de chez Deluxe, c’est comme ne pas les mettre, alors qu’ils auraient du être forcément sur cet album, trop maigre en bons sons. Mention spéciale à Hey My Guy, un énorme morceau avec Max B, sortit en même temps que le projet, mais présent nul part.

En toute somme, Excuse My French n’est pas l’album que j’esperais du fond du coeur, celui qui rappellerait les couleurs des anciennes mixtapes, de collabo’ avec Max B, Juicy J, etc. . Les featurings, pour la plupart dispensables, en trop grands nombres, plombent l’album de bout en bout, et même les morceaux plutôt bons ; les beats également, trop simple, trop banals font couler le peu de potentiels que possédait le projet lorsque qu’on écoute la première track. De plus, le flow de French Montana devient plus qu’énervant sur beaucoup trop de morceaux. Alors bon, mis à part quelques bonnes surprises le tout est trop maigre pour apparaitre de qualité aux oreilles de l’auditeur, dommage, quand on sait de quoi est capable French Montana, les labels sont trop gourmands.