(Album) Kevin Gates – Stranger Than Fiction

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Ceci est loin d’être la première apparition de Kevin Gates sur le site. En effet, j’avais commencé par chroniquer The Lucas Brasi Story, puis à publier toutes les nouvelles vidéos que le rappeur sortait. Pour refaire le tour du propriétaire, Kevin Gates est un emcee que je considère comme l’un des meilleurs et le plus prometteur en activité, dont je suis totalement tombé accroc, et dont j’ai totalement adhéré à l’univers. Originaire de Baton Rouge, Gates n’est pas un new comer, en effet, lorsque celui-ci était toujours dans les activités illégales, le rap n’était qu’un passe-temps, mais ses mixtapes lui créèrent un public, et les gens commencèrent à le suivre ; puis, il y eut la prison, qui stoppa son activité musicale, et, à sa sortie le rappeur décida de se pencher plus sérieusement sur sa carrière dans la musique. On pourra donc citer des mixtapes, comme In The Meantime qui m’a vraiment marqué, Make Em Believe, un peu moins, qui ont marqué un public plus large, et dans lesquelles le rappeur à un vrai niveau technique et commence à maîtriser son style au paroxysme. Entre temps, la signature chez YMCMB, qui l’obligea à sortir notamment un projet sous un autre pseudo’ à cause de contrats foireux et d’un manque de médiatisation du label, en somme cette intégration dans l’un des labels les plus prolifiques mais aussi l’un des plus briseurs-de-carrière, n’est pas une bonne chose, surtout quand on connait son style, univers, bien trop bon pour être avec eux. Enfin, il y eut TLBS, et là le Kev’ est lancé, les gens parlent de lui, l’attendent, et celui-ci annonce un album Stranger Than Fiction, mais peut-être un peu trop tôt, alors qu’en est-il ?

Après quelques écoutes de son projet, la conclusion est sans appel, je suis déçus, pas de suspence, mais quelques explications. Gates a décidé de resté ancré dans la Trap Music, définitivement. Il le montre à mainte reprise sur l’album, quitte à poser sur des instru’ vraiment moyens, banals, qui ne sont vraiment pas à la hauteur d’un tel artiste : 4 Legs And A Biscuit moyen, Get Em’ bon, mais on est habitués à mieux ; même le track avec Starlito n’est pas si bien que ça, bien que les deux rappeurs rassemblés forme une très bonne connexion, un son comme celui-ci aurait été le bienvenue, surtout avec la voix gutturale de Gates, mais quand c’est la 3eme chanson qui se ressemble d’affilée, c’est un peu dure à avaler. Puis, dans on continue dans cette lancée, car ceux-là ne sont pas les seuls morceaux présents que le rappeur auraient prendre plus de temps pour choisir de vrai bons instrumentaux, mais comme je l’ai dis précédemment, le temps entre STF et TLBS est court. Donc, Die Bout It reste Trap, ce n’est pas mauvais loin de là, Kvn pose très bien, mais entendre le même type de son plusieurs/trop de fois surtout sur un album, ce n’est pas possible, encore une mixtape, oui, et encore. Ainsi de suite, bien que Change On Me soit vraiment un morceau violent, les mêmes ambiances subsistent  au détriment de la qualité générale du projet. Bon, une exception pour Patrick Swayze, où, bien que ça reste Trap, Kevin Gates pose un couplet tellement violent que je n’en revient toujours pas, mais je me demande toujours ce que fout le rappeur en feat’ avec lui. Snake Nigga, est plus doux, mais reste Trap, mais est totalement inutile ; comme je dis souvent Migos et Gates sont des rappeurs d’avenir, mais, sur ce son, rassemble l’un des seuls défauts qu’on le trouve à leurs rapprocher, une fois n’est pas coutume : le beat, toujours trop passe-partout et trop simple, dommage. Même Money Magnet aurait pu passer, mais l’ambiance est toujours aussi banale, que même si Gates pose avec une très bonne technique, la balance ne s’équilibre pas et cela finit par en faite un morceau à jeter. Bon, après un bon paquet de critiques passons au  »bon » de cet album.

J’arrête de cracher dans la soupe, Kevin est vraiment un très bon rappeur, il est donc obligé qu’il y est des bonnes choses, et ça, il y en a ! Pour commencer l’album aurait-dû démarrer avec White Tan, qui est l’intro’ que j’aurais gardé, bien que MYB aurait fait l’affaire sans tous les autres morceaux Trap : toujours une technique aussi remarquable, un instru’ qui ne passe PAS partout, et ça, ça change tout, croyez-moi. Puis, l’énorme 430am, déjà sortit en vidéo auparavant (je posterai la traduction à la fin de l’article), qui présageait un album hors du commun, surtout quand on voit la puissance qui se dégage de la voix du emcee, cette chanson m’a transporté tellement loin ! Dans les ambiances un peu plus mélancoliques, calme, Strokin, est bien, mais la (et les, en général) prod’ de Dun Deal n’a pas de quoi estomaquer l’auditeur, dommage. Puis, à la manière d’une Ugly But She Fine, avec un Master P, un son totalement stupide, on le voit déjà dans le nom « Thinkin With My Dick », qui annonce la couleur, mais Kevin kicke tellement bien, comme dans l’autre morceau, que, peut importe les paroles, le son met une claque, mais, bien que j’aime beaucoup Juicy J, il est en dessous de Gates, comme P ! Et voilà que Dun Deal réussit une bonne prod’ avec Tiger, morceau accent Trap mais sortant du lot, bien sur, le rappeur est remarquable techniquement parlant, la cocktail ne peut glisser dans nos oreilles. Smiling Faces, un peu plus sérieux, est l’un des très bons morceaux du CD, un peu à l’image d’un 430am, Gates, commence calme, pour appuyer son flow avec une voix qui se veut plus énerver, plus criarde, sans pour autant casser les oreilles, pour aboutir sur un refrain très doux, comme sait les faire le rappeur, rien à dire, clean ! Bien dans une lignée plus club, Careful, passe vraiment bon, histoire de montrer qu’il peut gérer toutes ambiances à la perfection, il est temps de monter les basses car le rappeur sait ambiancer la foule, un très bon morceau qui garde un coté technique irréprochable, comme tout les autres morceaux, sans exception. Enfin, on arrive sur la pièce maîtresse de la galette : Don’t Know What The Call It ; le meilleur morceau, assurément. Tout est là, le première production de Spinz et Dun Deal qui sort vraiment du lot, étant donné que ce n’est vraiment pas Trap, et puis, le refrain, magnifique, il arrivé à rester ‘gangsta’ tout en chantonnant et ça sera un point que j’apprécierais le plus chez lui ; le son est déjà passé un trentaine de fois en boucle pour ma part, la perfection pour un morceau dit « doux ». Bien sur Angels est bien, sur vraiment tous les points, mais l’album aurait du être clôturé par le morceau précédent.

On peut voir que cet album comporte deux faces, l’une complètement plombée par des beat trop banals, et des ambiances déjà vues et revues, dont Gates doit impérativement se séparer, bien que, poser sur une prod’ Trap de qualité ne fait pas de mal. Le choix des producteurs est donc plutôt mauvais dans l’ensemble, Dun Deal, oui, je ne l’aime pas, revient trop de fois à mon goût, bien qu’il réalise de très bons tracks. Le reste des beatmakers est bien choisit, mis à part, comme je disais, sur les morceaux trop « banals ». Quant aux feats’, je n’aurais gardé que celui avec Starlito, c’est le seul qui vaut vraiment le coup, pour le reste, Gates aurait très bien pu se débrouiller seul et finir le morceau entier avec une qualité supérieur à l’actuelle, bien que les sons en questions ne soient pas mauvais. En somme, Kevin Gates, reste sur ma liste des meilleurs rappeurs en activité, mais je ne considère pas Stranger Than Fiction en tant qu’album en tant que tel, mais plutôt une sorte de transition entre les projets gratuits et payants, en somme, moyennement réussi. A écouter d’urgence quand même, en enlevant 5-7 titres, le truc est magnifique, à vous de vous faire votre version de l’album !

Lien pour écouter l’album : http://www.livemixtapes.com/mixtapes/22829/kevin-gates-stranger-than-fiction.html

Le Don’t Know What To Call It, dont je fais l’éloge :

Lien pour la traduction de 4:30 AM : http://modemulti.com/4h30_Kevin_gates_en_francais2.html