(Album) Drake – Nothing Was The Same

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Deux ans après la bombe Take Care, Drake revient, un grand évènement pour beaucoup de monde. Oui, Drake fait l’unanimité, autant les fans de rap non-mainstream, que les autres, attendaient chacun de leurs cotés ce fameux Nothing Was The Same (que j’appellerai NWTS, c’est plus court). Bien que je sois archi-totalement-contre le groupe YMCMB, et que Drake soit dedans et les considères comme sa famille, je savais pertinemment que la qualité serait au rendez-vous pour ce projet. Même si les débuts étaient moyens avec Thanks Me Later, avec Take Care la claque était telle (plus les morceaux seuls et mixtapes) que c’était une évidence que ce serait un album, oui je vous gâche un peu le verdict mais j’apporte quelques précisions à mon verdict.

Bref, le projet a pris forme avec le lancement du single Started From The Bottom, clippé, puis Hold On, We Going Home, qui vient de l’être pour une production hollywoodienne, lien de cette image intimiste de l’album que je mettais faite ; de plus je trouve ça dommage qu’il n’est pas plus mit d’entrain à faire sa promo’, surtout que SFTB était plutôt moyen comme single et que le potentiel de HOWGH n’a pas été assez mis en valeur, de plus, quand on écoute l’album des hits potentiels auraient pu largement faire l’affaire. Donc, déjà, une campagne de marketing moins marquante que Take Care, mais après tout, ON S’EN FOUT, tant qu’il y a de bons morceaux. Mais sans vous faire attendre, le défaut (ou la qualité) principal(e) de ce disque est son manque (ou le contraire) d’audace et d’éclectisme chose qui m’avait plu dans le précédent album, après il est question de goût, mais NWTS reste dans la même tendance musicale, n’osant presque pas sortir de ces sonorités lentes, douces et enivrantes propre à Drake, The Weeknd, et quelques autres ; bien que, sans cracher dessus, j’apprécie ce genre d’atmosphère. Après, j’évoque ça comme un défaut, car j’aurais préféré qu’il continue dans la lignée de Take Care, mais au final cela constitue la principale qualité de l’album.

D’un autre sens, c’est un album qui se veut plus personnel, intimiste, notamment en référence à la pochette, dans j’ai volontairement mis les deux parties, pour bien sentir la « perspective » que Drake à exprimer à travers cet artwork. C’est pour cela qu’on ne retrouvera que peu de featuring, et, mis à part Jay-Z, où celui-ci a vraiment fait un couplet remarquable, 2 Chainz et Big Sean (les deux derniers ne ceux trouvant que sur la Deluxe Edition), je passe sous-silence celui de Birdman à la fin de The Language, tous les autres intervenant sont des chanteurs, et ne font que compléter, accompagner au sens propre, ou juste pour apporter un timbre différent, mais qui diffère légèrement de celui de Drake, parfois un peu plus, mais jamais de là à avoir quelque chose aux antipodes ; peut-être que si, sur le From Time, où Jhene Aiko se pose tel une déesse sur les notes de piano (oui ce morceau m’a beaucoup touché) mais on reste toujours dans cet perspective où Drake interagit avec son invité où, à l’image du morceau ici, on a cette impression d’un dialogue entres les deux, et je trouve ça touchant. On a à peu près la même osmose (plus visible) avec Too Much, qui essaye de toucher, comme Drake sait le faire, l’auditeur au plus profond, avec cette impression que le morceau a été enregistré en live, pour enlever (ou essayer) cette barrière de n’avoir que l’ouïe pour découvrir un album. Ainsi, que ce soit dans HOWGH et 305 To My City qui m’a tout l’air d’une ode au Texas et la culture Screw, à l’image de Underground Kings (Take Care), on sait qu’il y a quelqu’un d’autre avec le rappeur/chanteur, mais cette continuité si bien amenée fait que, aucune coupure n’est palpable, et cette sensation, si vous arrivez à la sentir, c’est vraiment exceptionnel comme chose.

Après, je ne vais pas abusé non plus, il y a d’autres atmosphères présentes, même si celle évoqué domine, car plus nombreuse, elle est coupée par des morceaux comme Tucsan Leather, qui introduit d’ailleurs l’album, de façon énergique qui, je me trompe surement, me fait penser à Lord Knows sur Take Care avec Rick Ross, peut-être le sample, qui sait ? Puis, on a le fameux Started From The Bottom, dont j’ai encore le refrain dans la tête, un peu moyen sur les bords, mais certes, entêtants, moins « mielleux » (bien que j’aime ce style de la parte de Drake) précède une ode au Wu-Tang Clan : Wu-Tang Forever, plus mélancolique et quelque peu énervé sur les bords, mais très bon ; tout de suite coupé par la douceur de Own It, une autre piste que j’ai apprécié. Worst Behavior plus tonique prend la relève, ce qui crée une nouvelle coupure, qui se complétera par la suite, par la dernière de l’album avec The Language, que j’ai moyennement aimé, mais c’est juste une question de goût. Même si ce paragraphe se veut plus un détail track-par-track, j’essaie de rester assez lointain par rapport au morceau en lui-même car j’ai vraiment du mal à juger le morceau seul, NWTS est un album complet, avec une structure difficile à séparer du reste pour s’attarder sur du cas-par-cas, et cet ensemble faisant partie intégrante du projet, pour ma part, que j’ai préféré le traiter de façon global.

J’ai beaucoup parlé des atmosphères, des instrumentaux, mais pas de ceux qui était dérrière et qui, quelque part sont au même niveau quant à la qualité de ce projet. Il y a bien-sur 40 qui a fait beaucoup d’instru’ pour le rappeur, Boi-1 Da, Jake One, Dj Dahi, Detail, Nineteen85, Mike Zombie, Key Wane,  Majid Jordan et Hudson Mowhawke (tout le monde est là ?) ; oui j’ai cité un peu ça comme les crédits à la fin d’un film, mais m’étant beaucoup attardé sur leurs travaux sans les cités, il était normal de les nommés à la fin de la chronique ; de plus, même chose que dit précédemment, je ne voulais détaillé l’album et dans cette perspective de rester général, j’ai préféré les mettre à la fin, bien que leurs travaux sont vraiment remarquables.

Oui, cette « review » touche à sa fin, j’aurais pu écrire quelques pages supplémentaires, mais, en pensant aux lecteurs, j’ai du écourter ma pensée, en espérant avoir dit le maximum de façon concise  Bon, le verdict était plié dès le début, et, comme pas mal de chroniqueurs, j’ai vraiment beaucoup aimé cet album. Drake n’est pas le meilleur des rappeurs, ni le meilleur chanteur, mais il est surement l’un, voire, l’homme qui allie les deux aussi bien à travers ses ambiances propres à lui et son label, OVO Sound. Tout en pondant quelques choses qui arrive à rabibocher le mainstream et le non-mainstream, Drake à réussit  une fois de plus, à sortir un bon album, en étant lui-même, en se confiant, un album intimiste et qui lui ressemble vraiment, ce qui manque au rap, il fait ce qu’il aime, on le sent et on aime. Voilà, encore une fois je tiens à souligné le troisième effort de Drake, en espérant qu’il continue dans cette voix, et que, ces quelques lignes vous ont plu !