(Album) Kid Ink – My Own Lane : Le début de la faim

MyOwnLane

Kid Ink, à l’époque, c’était un des jeunes qui faisaient monté la pression, que j’attendais vraiment. Dans la veine d’un Tyga, talent gâché, qui avait un athmosphère bien à lui, ambiance planante, cloud rap. Il faisait parlé de lui dès Crash Landing, sa première mixtape, où l’on voyait très clairement l’envie d’apporter SON style (voir Keep It Rolling). Un style enfumé, et uniquement basé dessus. Puis sort Daydreamer, sa meilleure ‘tape, puis, c’est le déclin. On rentre dans le mainstream avec Wheels Up, on le continue avec Rocketshipshawy. Ensuite il attaque les EP’s avec Up & Away, où le public commence à être lassé de sa fumette, mais il se reprend en main avec un Almost Home déjà mieux. Il sort maintenant premier album dans la cour des grands : My Own Lane. (Pour comprendre le jeu de mot, lisez jusqu’à la fin)

Avec un tel engouement autour de ce jeune homme… attendez, il a déjà 27 ans, à cet âge là, les fêtes c’est pas un peu derrière nous ? A croire qu’on est encore à ses débuts, où il ne pense qu’à faire rêver les gens avec ses histoires de fumette et de filles. Au même âge, on avait le droit de la part de Kendrick à un GKMC. Et même si les deux rappeurs ne sont pas comparables, il aurait été temps pour Ink de mettre son talent au profit de texte plus profond, sur toujours le même type de prod’ planantes.

Je n’attendais pas cet album en vérité, mais je me suis tout de même pris au jeu. Juste pour savoir ce que ses fans très accrochés allaient pouvoir trouver pour le défendre. La déception n’est pas totale. Avec une bonne moitié de projet à jeter, il y a quelques tracks qu’on peut retenir. Hello World, sympa, mais ne casse pas des briques. The Movement, pareil. Ce n’est pas la peine de parler des feats avec Chris Brown. Où, il gâche l’instru, ratchet, de Show Me, où il aurait été logique d’entendre Ty$. Ink tente d’ailleurs de surfer sur cette vague, en vain. On oublie donc Iz U Down, Main Chick et Rollin ; s’il vous plait laissez cela à YG ou Ty. En fait, jusqu’à Tattoo Of My Name, le Kid n’est pas sur des mélodies qu’il lui conviennent. Après, No Miracles, instru’ un peu ‘facile’, mais cela passe. I Don’t Care même remarque. More Than A King, par contre, vraiment bien, un peu Trap sur les bords, mais bon. Début des bonus. Start Player aurait pu faire un bon hit, ambiance propre à lui, osmose entre beat et flow. My Sistem, maux de tête. Enfin, Money And Power, se sera un grand oui pour moi, un exemple de ce Kid Ink est fait pour. Pour le reste des bonus, on garde juste Bossin’ Up.

Pourquoi début de la faim ? Début de la fin, déjà, parce que cet album signe clairement son penchant raté pour le rap commercial.  Et le mot « faim » juste parce qu’on sent qu’à 27 ans, il a vraiment envie de faire son billet. Pour le faire ? Hit, hit, hit, mais qui sont vraiment flingués. Certes il y a bien quelques bon morceaux, mais dans l’ensemble c’est vraiment médiocre. Si vous voulez écouter du bon Kid Ink, dirigez-vous vers les projets indiqués plus haut.